Résumé
Objectif : La législation provinciale et territoriale à travers le Canada oblige les services de protection de la jeunesse à libérer les jeunes de leur prise en charge à l'âge de la majorité. Par conséquent, les jeunes qui quittent ces services tendent à avoir des réseaux de soutien limités, principalement composés de relations formelles et de courte durée. Il existe une lacune dans la recherche examinant les relations de soutien à long terme du point de vue des jeunes qui ont atteint l'âge limite de la prise en charge. Méthodes : Ce projet de recherche-action participative avec photo-voix a impliqué 8 jeunes précédemment pris en charge, âgés de 19 à 29 ans, à Vancouver, en Colombie-Britannique, sur une période de 12 semaines, et a nécessité une analyse thématique collaborative des photos. Le chercheur principal a effectué une analyse additionnelle à la suite de la phase de collecte de données. Résultats : Les relations à la culture, la spiritualité et le territoire ont été identifiées comme importantes par les jeunes racisés et autochtones. Les animaux de compagnie ont également émergé comme étant une connexion non humaine importante. Les principaux obstacles comprenaient un manque de placements en famille d'accueil et de travailleurs sociaux qui partagent la même culture, l’embourgeoisement, les restrictions en matière de logement et une définition restreinte des relations familiales. Les facteurs clés de renforcement incluaient des organisations communautaires de soutien et des travailleurs sensibles aux réalités culturelles. Conclusion et Implications : Les résultats soulignent l'importance d'inclure les relations qui comptent pour les jeunes pris en charge dans les processus de prise de décision et de planification des services de la protection de la jeunesse, ainsi que la nécessité d'investissements systémiques dans l'enrichissement à long terme de ces relations. Les liens relationnels qui sont en dehors du cadre traditionnel du capital social pour les jeunes pris en charge, comme les relations non humaines, doivent également être valorisés. Ce faisant, les jeunes quittant les services de protection de la jeunesse ont de meilleures chances d'accumuler du capital social et de construire un réseau de soutien sur lequel ils peuvent compter pendant leur transition vers l'âge adulte.